Que penser des ampoules de luminothérapie ?


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Que penser des ampoules de luminothérapie ?

Il n'y a rien de mieux que la lumière du soleil pour chouchouter notre organisme, stimuler son énergie, réguler son cycle veille – sommeil, améliorer l'humeur et, en résumé, préserver l'équilibre de l'horloge interne. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la lumière du soleil n'est pas jaune, à proprement parler. Elle couvre un large spectre de couleurs. A travers la rétine, elle induit une cascade de réactions chimiques en lien avec la mélatonine (hormone du sommeil) et la sérotonine (hormone du bien-être).

Seulement voilà. Le sommeil vient parfois à manquer, notamment dans l'hémisphère nord. L'automne et l'hiver mettent donc nos organismes à rude épreuve, avec des retombées négatives sur le sommeil, l'humeur, l'énergie et la qualité de vie. Nous savons que la lampe de luminothérapie est une solution viable à cette problématique. Dans un autre dossier, nous avons également vu qu'est-ce qu'une lampe de luminothérapie et à quoi ça sert. Mais que penser de l'ampoule de luminothérapie ? On fait le point dans cet article.

L'ampoule de luminothérapie… dans une lampe de luminothérapie !

Avant de commencer, mettons les points sur les « i ». La meilleure « application » d'une ampoule de luminothérapie, c'est dans une lampe de luminothérapie ! Ailleurs, elle sera peu efficace pour plusieurs raisons :

  • Installée au plafond, elle sera trop éloignée de l'utilisateur ;
  • L'utilisateur n'a pas la main pour augmenter ou réduire la distance entre ses yeux et l'ampoule de luminothérapie ;
  • La position à adopter pour une séance de luminothérapie via une ampoule au plafond n'est pas physiologique ;
  • L'ampoule de luminothérapie n'éclaire pas les pièces à vivre et les lieux de travail de manière homogène.

Il faut donc bien comprendre que l'ampoule de luminothérapie n'est pas un dispositif d'éclairage pratique, mais bien un appareil thérapeutique destiné à soigner le Trouble Affectif Saisonnier (TAS), certains troubles du sommeil en lien avec le dérèglement du rythme circadien, la fatigue chronique, etc.

Contrairement aux ampoules traditionnelles que l'on retrouve dans nos foyers et qui éclairent avec une fraction infime du spectre de la lumière du jour, l'ampoule de luminothérapie déploie un spectre complet, avec une intensité lumineuse comprise entre 2 500 et 10 000 lux, pour imiter parfaitement la lumière naturelle du jour et réguler la sécrétion de la mélatonine et de la sérotonine. L'efficacité de l'ampoule de luminothérapie est optimale sur une lampe de luminothérapie, et non au plafond ou sur une veilleuse classique.

L'intensité lumineuse d'une ampoule de luminothérapie

Il faut savoir que l'intensité lumineuse, mesurée en lux, change en fonction de la distance entre l'utilisateur et la source de lumière. Ainsi, avec une ampoule de 10 000 lux disposée au plafond, l'œil humain ne recevra qu'une petite fraction de cette intensité lumineuse… une fraction insuffisante pour induire la cascade des réactions chimiques attendues lors des séances de luminothérapie. On ne pourra donc pas parler d'intensité lumineuse dans le cadre de la luminothérapie sans observer une distance raisonnable (entre 30 et 70 cm) entre l'utilisateur et la source de lumière.

Rappelons que les ampoules classiques que l'on retrouve dans nos espaces de vie et nos lieux de travail affichent une intensité qui ne dépasse généralement pas les 500 lux. Cette puissance est suffisante pour percevoir les couleurs de manière claire et réaliser les différentes tâches du quotidien. Aucun bienfait physiologique ne peut toutefois être tiré d'une source de lumière de 500 lux.

N'oublions pas qu'une ampoule de luminothérapie, développant donc 10 000 lux, utilisée comme source de lumière principale dans une chambre à coucher va causer des insomnies et autres troubles du sommeil. Si vous optez pour une ampoule de luminothérapie dans votre chambre à coucher pour faire des séances matinales, prévoyez une source de lumière secondaire, plus douce, pour la soirée.

La température et l'Indice de Rendu des Couleurs de l'ampoule de luminothérapie

Les ampoules de luminothérapie peuvent être évaluées selon trois critères : l'intensité lumineuse mesurée en lux (évoquée plus haut), la température des couleurs et l'Indice de Rendu des Couleurs (ou « IRC »). Voici tout ce qu'il faut savoir sur ces critères techniques qui conditionnent l'efficacité de vos séances de luminothérapie :

  • La température des couleurs compare la lumière émise par un corps à celle d'un matériau qui émet par la chaleur. Cet indice est exprimé en degrés Kelvin (« °K ») et renseigne l'utilisateur sur la qualité de la lumière émise par l'ampoule de luminothérapie. Pour restituer le spectre complet de la lumière du jour, nous vous conseillons d'opter pour des ampoules ou des lampes de luminothérapie affichant une température des couleurs comprise entre 5 500 et 6 500° K. Dans la pratique, cet indice est mentionné de cette façon : « D XX », « XX » étant le nombre de centaines de la température des couleurs. Concrètement, une ampoule ou une lampe de luminothérapie affichant une température des couleurs de 6 500° K affichera la mention « D 65 » ;
  • L'Indice de Rendu des Couleurs (ou IRC) mesure l'aptitude d'une source de lumière à restituer la lumière émise par un corps de référence. Dans notre cas, il s'agit bien entendu du soleil. L'IRC est compris entre 0 et 100. Plus l'IRC est élevé, plus la lumière émise par l'ampoule ou la lampe de luminothérapie sera proche de celle du soleil. On estime que pour commencer à ressentir les effets positifs de la luminothérapie, il faut opter pour un dispositif d'éclairage affichant un IRC de 70. Toutefois, les meilleures ampoules de luminothérapie sont celles qui proposent un Indice de Rendu des Couleurs supérieur à 85.
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