Quels peuvent être les dangers de la luminothérapie ?


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Quels peuvent être les dangers de la luminothérapie ?

La luminothérapie peut être définie comme l'exposition à la lumière du jour ou à des longueurs d'onde spécifiques qui imitent les rayons du soleil pendant une durée déterminée afin de traiter un vaste spectre de problèmes de santé, depuis le Trouble Affectif Saisonnier (TAS) jusqu'à la déprime légère à modérée en passant par l'acné, l'insomnie, l'hypersomnie et la fatigue chronique. Même si la luminothérapie est aujourd'hui considérée comme une méthode thérapeutique de choix car non invasive et utilisable dans le confort du domicile du patient, elle peut causer quelques effets secondaires si des précautions d'usage ne sont pas observées.

En conséquence de séances de luminothérapie trop longues ou trop intenses, les patients peuvent se plaindre d'irritabilité, de maux de tête, de fatigue oculaire, de troubles du sommeil et d'insomnie. Les effets secondaires visuels légers ne sont pas inhabituels, mais ils sont rapidement éliminés, généralement en quelques minutes. Il est donc essentiel de déterminer la dose et le moment appropriés pour s'exposer à cette lumière artificielle simulant celle du soleil sans danger. On vous dit tout dans cet article.

Les mesures de précaution pour une luminothérapie sûre et efficace

Les principales contre-indications à l'utilisation de la luminothérapie pour le traitement des dysfonctionnements du rythme circadien, le soulagement des symptômes de la déprime et le traitement de certains problèmes cutanés se résument en trois points :

  • Les maladies qui touchent la rétine de l'œil (comme le diabète) ;
  • L'utilisation de médicaments photosensibilisants, notamment ceux qui contiennent des substances comme le lithium et la mélatonine, les antipsychotiques phénothiaziniques et certains antibiotiques ;
  • Les antécédents de cancer de la peau et de lupus érythémateux systémique.

Si vous êtes dans l'un des trois scénarios évoqués plus haut, la luminothérapie vous causera plus de dommages que de bienfaits. Si vous n'êtes pas dans ces cas, vous allez pouvoir améliorer votre qualité de vie, votre confort et votre état général de santé avec des séances quotidiennes de moins de 30 minutes.

La thérapie par la lumière nécessitait auparavant un équipement technique spécial et un personnel formé, car les ampoules à spectre complet d'ancienne génération pouvaient provoquer des coups de soleil, faut de filtres efficaces des rayons ultraviolets. Aujourd'hui, et avec les progrès de la technologie, les lampes de luminothérapie sont fiables, sûres et efficaces. Elles doivent toutefois être certifiées « CE » ou « FDA » pour que vous ayez toutes les garanties nécessaires.

Dans le cadre de la thérapie photodynamique qui vise à soigner des maladies plus lourdes (en comparaison avec le coup de blues hivernal, les dérèglements du rythme circadien et les problèmes de peau), les risques physiques tels que les rayonnements non ionisants produits par le dispositif d'émission de lumière et les risques chimiques tels que l'exposition indésirable à des agents photosensibilisants appliqués aux patients doivent être pris en compte pour une utilisation sûre par le professionnel de santé.

Dans les cas d'utilisation clinique de la luminothérapie pour le traitement de maladies plus lourdes, l'équipement de protection individuelle doit comprendre une protection des yeux et de la peau contre les produits chimiques et les rayonnements non ionisants. Les contrôles des équipements techniques recommandés pour une utilisation sûre doivent être strictement respectés dans les établissements hospitaliers.

Une couverture adéquate de la peau doit être prise en compte, et un matériel approprié doit être utilisé pour empêcher la pénétration d'agents photosensibilisants. Il est donc nécessaire de prévoir des blouses de laboratoire ou d'autres vêtements appropriés qui peuvent couvrir autant que possible la peau exposée et bloquer les rayonnements entrants.

La capacité d'un tissu à protéger contre les rayonnements est souvent mesurée par le facteur de protection UV (UPF), qui indique la quantité de dose UV efficace absorbée pour protéger la peau. L'évaluation est généralement basée sur la densité et la structure des fibres, bien qu'un prétraitement avec un ingrédient inhibiteur d'UV soit également une option.

Pour une utilisation grand public avec des lampes de luminothérapie de 10 000 lux, aucune protection n'est nécessaire, pour peu que l'on respecte la durée d'exposition et la distance entre l'œil et la lampe recommandées par le fabricant.

Quels sont les effets secondaires potentiels de la luminothérapie ?

La luminothérapie qui n'utilise que la lumière visible est sûre et ne présente pas de risques majeurs. Néanmoins, l'utilisation de la luminothérapie par les personnes souffrant de dépression non saisonnière résistante aux médicaments peut entraîner un état hyperactif appelé « manie ». Dans ces rares cas, la luminothérapie doit être réduite ou arrêtée.

Tout traitement où le patient est exposé aux rayons ultraviolets n'est pas totalement sans risques. On signale parfois des tensions oculaires et des maux de tête temporaires causés par la lumière, bien que ces symptômes soient directement associés à une exposition trop longue et/ou trop rapprochée. Ce n'est donc pas véritablement un effet secondaire de la luminothérapie, mais de l'excès de luminothérapie.

Lorsque la thérapie par la lumière est orientée vers des problèmes cutanés, les effets secondaires de l'excès peuvent se manifester sous forme de rougeurs, des piqûres et de brûlures légères qui disparaissent généralement trois semaines après le traitement. Des réactions allergiques telles que l'urticaire et l'eczéma peuvent apparaître dans la zone de contact quelques heures après l'exposition à la lumière, comme le serait la peau après le rasage ou l'épilation, par exemple.

Chez les personnes souffrant de maladies oculaires, un ophtalmologue doit d'abord déterminer si la luminothérapie utilisant des sources de rayonnement artificielles est appropriée. Cependant, même les personnes qui ne souffrent pas de maladies oculaires doivent éviter de passer de longues périodes devant une source de lumière aussi vive à courte distance. Notez enfin que l'exposition à la lumière artificielle simulant celle du soleil doit se faire idéalement en biais, et non de manière frontale. La source lumineuse doit simplement être dans le champ de vision de l'utilisateur, qui peut vaquer à ses occupations.

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